Dernière ligne droite de décembre sur le chantier: les gratteurs de verre, piège à coûts

4. décembre 2025

Article spécialisé de Dominic Duer, Directeur général de GLASSRESQ SA

Les rayures sur le verre en fin de chantier: un risque sous-estimé

En décembre, les projets de construction en Suisse subissent une pression massive. Achèvement des projets, factures finales, jours fériés, coûts de vacance, arrivée de l’hiver et manque de temps se conjuguent. C’est précisément à cette étape que les rayures sur le verre apparaissent souvent, alors qu’elles étaient dissimulées pendant des mois.

Les fenêtres, les vitrages de façades et les protections anti-chute présentent, après le retrait des films de protection, de la poussière ou des étiquettes, de fines rayures. Pour les entrepreneurs généraux, chefs de chantier et maîtres d’ouvrage, cela signifie qu’un défaut apparemment mineur peut soudain devenir un blocage du projet.

Dans la plupart des cas, les rayures sur le verre sont considérées comme un défaut au sens de la norme SIA 118. Ne pas réagir à temps expose à des coûts supplémentaires élevés, des retards lors de la réception, des relations client tendues et des litiges pendant la période de garantie.

Règles de base pour l’évaluation des surfaces: inspection visuelle rapide

Pourquoi les rayures sur le verre sont juridiquement pertinentes

Selon la pratique actuelle dans le secteur de la construction, les rayures visibles sur les surfaces vitrées constituent une altération esthétique. Cela représente une déviation claire de l’ouvrage dû conformément au contrat.

Les défauts visibles sur le verre doivent soit être corrigés avant la réception, soit être mentionnés dans le procès-verbal de réception. À défaut, des réserves, des discussions avec les investisseurs, acheteurs ou administrations, et, dans le pire des cas, des procédures judiciaires peuvent survenir.

Ces dommages sont souvent causés par un nettoyage incorrect, des processus de construction non protégés ou un manque de coordination entre corps de métier. Les causes typiques incluent un nettoyage inadéquat des lames, de la poussière de ponçage sur du verre non protégé, des dommages liés au montage d’échafaudages ou à des travaux ultérieurs sans plan de protection.

Les rayures sur le verre sont la règle, pas l’exception

Les expériences tirées de projets neufs et les sources spécialisées montrent un constat clair : entre 50 et 100 % des surfaces vitrées d’un projet sont affectées par des rayures à des degrés divers à la fin des travaux.

Une grande partie de ces dommages apparaît lors des dernières semaines de chantier. Les équipes de nettoyage travaillent sous pression, souvent sans formation spécialisée pour les surfaces vitrées et avec des outils non adaptés au verre trempé ou revêtu.

Selon l’évaluation d’entreprises de rénovation comme GLASSRESQ, plus de 90 % de ces rayures peuvent être complètement éliminées grâce à une remise en état professionnelle du verre — sans démontage des vitrages, sans délais de livraison et sans perte de qualité.

Pourquoi décembre est le mois le plus dangereux pour les défauts sur le verre

De nombreux projets doivent être clôturés avant la fin de l’année pour des raisons comptables. En même temps, les investisseurs et propriétaires attendent la remise, la location ou la vente à la date prévue.

Les conditions sur le chantier sont difficiles: la lumière du jour est limitée, les ressources humaines sont sollicitées au maximum et le planning est serré. Les travaux de nettoyage sont souvent réalisés à la dernière minute et confiés à des prestataires bon marché, qui travaillent rapidement et sans directives claires.

Le résultat: traces, marques de nettoyage, rayures superficielles ou profondes sur les surfaces. Pour les responsables de projet, cela crée un dilemme : soit ils acceptent les défauts et risquent des litiges ultérieurs, soit ils reportent la réception, ce qui entraîne de nouveaux coûts et retards.

SmartRepair: une alternative au remplacement des vitrages

SmartRepair est une méthode éprouvée pour la remise en état des surfaces vitrées. Au lieu de remplacer la vitre entière, les rayures sont localement supprimées à l’aide de machines spécialisées et par du personnel formé.

La procédure repose sur un retrait précis de matière dans la zone endommagée. Ensuite, la surface est polie et adaptée visuellement à son environnement. Cela se fait directement sur le chantier, sans démontage, sans délais de livraison et sans intervention sur les éléments adjacents.

Les coûts sont nettement inférieurs à ceux d’un remplacement complet. Selon l’ampleur des dégâts, SmartRepair coûte entre 400 et 1 500 CHF par vitre, tandis qu’un remplacement complet peut rapidement atteindre 1 800 à 3 500 CHF par élément.

Parmi les autres avantages figurent des délais d’intervention courts, des interventions minimales sur les constructions existantes et l’élimination de risques tels que des différences de couleur ou de texture sur le verre neuf.

Bases légales selon la norme SIA 118

La norme SIA 118 régit le déroulement des réceptions de chantier et des réclamations pour défauts. La période clé est de 30 jours après la notification de l’achèvement des travaux. En l’absence de réception conjointe, l’ouvrage est considéré comme accepté tacitement.

À partir de ce moment, commence le délai de deux ans pour signaler les défauts apparents. Pour les défauts cachés, un délai prolongé de trois années supplémentaires s’applique, bien que la preuve soit alors plus difficile à établir.

En pratique, cela signifie que les rayures sur les surfaces vitrées doivent être documentées lors de la réception et idéalement corrigées au préalable. Si elles sont négligées, le problème se déplace dans la phase de réclamation et entraîne des démarches supplémentaires telles que expertises, vérifications juridiques et coordination avec les assurances.

Mise en œuvre structurée tout au long du projet

GLASSRESQ utilise un modèle de processus clair pour les chantiers en phase finale.

La première étape consiste en une inspection visuelle après le premier nettoyage. Toutes les surfaces concernées sont alors identifiées et documentées. Lors de la deuxième étape, des techniciens spécialisés évaluent quels dommages peuvent être réparés et l’ampleur des travaux à prévoir.

Les travaux de remise en état sont regroupés afin d’optimiser la logistique d’accès, le temps des échafaudages et les transferts d’étapes. Une fois les travaux réalisés, le contrôle qualité est effectué avec protocole et documentation photographique.

Cette approche est particulièrement efficace pour les entrepreneurs généraux, car elle évite la coordination avec plusieurs petits prestataires. Tous les services sont fournis par un seul intervenant, avec des responsabilités claires et des résultats traçables.

Avantages pour les maîtres d’ouvrage, investisseurs et entrepreneurs généraux

L’utilisation ciblée de SmartRepair en fin de chantier offre des avantages mesurables.

Les maîtres d’ouvrage bénéficient de surfaces vitrées impeccables lors de la première occupation et évitent les discussions avec les acheteurs ou locataires. Les entrepreneurs généraux réduisent les défauts lors de la réception, économisent des coûts et respectent le calendrier prévu.

Les investisseurs obtiennent un ouvrage techniquement sans défaut, sans risques liés aux retards de remplacement ou aux écarts de qualité.

Un avantage supplémentaire réside dans une meilleure empreinte CO₂. Le remplacement de grandes surfaces vitrées est très consommateur de ressources, tandis que SmartRepair évite l’usage de matériaux, le transport et l’élimination.

La planification du travail et des coûts fait de SmartRepair un outil fiable pour la clôture professionnelle d’un chantier.

Conclusion

Les rayures sur le verre lors de la réception d’un chantier constituent un risque systématique, particulièrement en décembre. Les ignorer expose à des travaux supplémentaires, des retards et des litiges juridiques.

SmartRepair est une solution économiquement et techniquement convaincante, qui élimine les dommages avec précision, stabilise les projets et renforce la confiance.

GLASSRESQ accompagne les entrepreneurs généraux, chefs de chantier et maîtres d’ouvrage pour traiter efficacement et durablement les défauts sur le verre. Ainsi, les surfaces vitrées ne deviennent pas un point faible du projet, mais une preuve visible de soin et de qualité.

Dominic Duer

Dominic Duer
Directeur général
GLASSRESQ SA – Entreprise spécialisée dans la remise en état professionnelle du verre en Suisse